Carmen : Tout le monde sur le pont

Maintenant que la coque est finie, et avant de monter les mâts, il faut installer l’accastillage de pont. Les kiosques et les écoutilles qui donnent accès à la cale et aux cabines, les râteliers à cabillots autour des mâts et les bittes du mât de beaupré et autres trucs aux noms exotiques.

La base des kiosques est montée en bois brut
On les recouvre ensuite d’un placage en bois coloré qui sera ensuite vernis
Après avoir mis les bordure en bois blanc, il faut percer les hublots pour y fixer les rivets
Les râteliers à cabillots. Après avoir explosé les languettes de bois en essayant de les percer, j’ai abandonné l’idée d’insérer à l’intérieur les cabillots.
Les trucs en T s’appellent des taquets de tournage, et les machins en U s’appellent des guides, quant à la poulie derrière, ils appellent cela une moufle.
Devant le kiosque, on a la cheminée de la cambuse, et entre les râteliers à cabillots et la bitte du mât de beaupré, on a le cabestan.
On finit par la mise en place des ancres suspendues aux bossoirs

Palazzo Magdalena : Un palais pour ma Venise

Unboxing d’un pack de décor Table Top Scenics de TTCombat : Du carton et du bois MDF découpé au laser…

A l’occasion d’une commande de socles transparents (ceux de TT Combat sont plus épais que les autres et font bien plus cossus), pour obtenir le franco de port, j’ai commandé en plus quelques maisons en MDF découpé au laser pour voir quel effet cela ferait pour mon projet de Venise Modulaire.

Le soubassement et son escalier d’accès à l’étage noble

L’avantage de ces décors, c’est qu’ils sont faciles à monter avec de la colle à bois, peu cher (environ 15£ pour ce modèle sauf si comme moi vous vous faites rattraper par la douane – merci le brexit !) et très adapté au jeu avec figurines (marches d’escalier larges, ouvertures surdimensionnées, toits peu pentus, et étages empilables).

L’entrée et son porche à arcades

J’imagine qu’avec un peu de peinture et quelques ‘améliorations’ (j’en ai vu qui rajoutent des tuiles faites dans du carton) ou des éléments de mobiliers imprimés en 3D et le tour est joué.

L’étage et sa terrasse surplombant les rues

Seul problème : pour que la modèle soit adapté au jeu avec figurines, il est un peu surdimensionné, ce qui fait qu’il n’est pas tout à fait à l’échelle des dalles de la Venise modulaire. Celui-ci fait une base de 16 x 19 cm, ce qui déborde un peu de ma trame de 10 x 10 cm. Mais je pense que le désavantage est minime. Je ferai un essai lorsque j’aurais fabriqué quelques dalles…

Vision d’ensemble de la façade noble et de la façade arrière

Pour conclure, un très bon produit au niveau qualité / prix qui peut facilement concurrencer des bâtiments imprimés en 3D, certainement plus détaillés, mais peut-être moins pratiques… Mais surtout plus rapide à obtenir !

Venise Modulaire : Le temps du colmatage

La dalle avec les éléments imprimés en 3D juste collés

L’automne est de retour et avec lui il est temps de colmater la première dalle de la Venise modulaire. Le but est de créer un “fondu” des différentes pièces d’impression 3D entre elles de façon qu’après peinture la dalle apparaisse d’un seul bloc. Ne pas oublier de mettre son tablier car le pastis est en vue (en marseillais : la pagaille, la tâche)

De l’enduit de rebouchage et du doigté pour colmater les interstices entres les pièces.
Un fois la sous-couche noire apposée, on n’y voit plus que du feu….

Hot & Dangerous : Georgette traverse le Delaware

Washington Crossing the Delaware (1851), par Emanuel LeutzeMetropolitan Museum of ArtNew York.

Laissez moi vous présenter, sous ce titre pour le moins évocateur, la saison 2 de la gamme de figurine des Polonais de Wargamer Games Studio connue sous le nom de “Hot and Dangerous“. Cette société, plutôt versée dans le wargame historique avec son jeu “By Fire and Sword” a décidé d’arrondir ses fins de mois sur Kickstarter en faisant une gamme de figurine de pinups mises en scène dans un contexte historique.

Vous reconnaissez Georgette , accompagnée de Daria, la mélophore perse et Helène la spartiate

Et grand bien leur en a pris, car bien que ce soit des figurines métal multipart, au montage pour le moins délicat, cette gamme figure parmi mes préférées. J’avais déjà fait le pledge de la Saison 1 et avait découvert la gamme avec délectation. Entre temps j’ai aussi pris un pledge complet de leur jeu renaissance intitulé “Anno Domini 1666” en version plastique cette fois. Qui n’a jamais rêvé d’avoir une figurine de Mme de Montespan ?

Voilà, le montage fait, je vous laisse en compagnie de toutes ces dames qui allient deux de mes passions : L’histoire et les fi… gurines…

Puzzle 3D : Notre-Dame Terminée !

Voila ! Notre-Dame est enfin terminée et trône au-dessus de la vitrine Star Wars… Pas de mélange des genres me direz vous… La force est en toute chose vous répondrais-je.

Je vous laisse admirer ci-dessous les intérieurs de la cathédrale qui s’ouvre en deux pour le bonheur de nos mirettes. J’avais le projet au départ de mettre des LED pour illuminer les vitraux de l’intérieur, mais c’est remis aux calendes grecques pour des raison de flemmingite aigue.

En tout cas, j’ai passé un bon moment à faire cette maquette (ou puzzle 3D, comme ils disent) qui, sans nécessiter de colle ni de peinture, est fort agréable à monter et d’un niveau de complexité suffisant pour prendre du plaisir à réaliser une maquette qui fait ensuite bon effet une fois terminée et n’a pas le côté “carton-pâte” de certaine maquettes papier que j’ai déjà pu voir.

Et le prochain qui me dit : “faut cramer la flèche pour coller à la réalité”, il sort !

Laelith : Nostalgie quand tu nous tiens…

Une fois déballée, la totalité du colis représente une masse de documents inégalée. Et encore, j’ai pas tout pris…

Avec un peu de retard, je vous présente le gros colis reçu (enfin !) de Black Book Editions, concernant le projet Laelith. Gros pledge nostalgie mais qui s’avère en fin de compte plus novateur que je ne l’aurais cru. En effet, le parti pris n’est pas seulement de rééditer le Laelith original mais de le faire évoluer du même laps de temps qui nous sépare de sa première parution (environ 30 ans, ça nous rajeunit pas !). On retrouve donc pas mal des éléments majeurs de Laelith, mais aussi des nouveautés : Un nouveau Roi-Dieu, un projet de rénovation de la terrasse du châtiment, un nouveau pont, une nouvelle politique étrangère…

Le plan de la Cité Sainte : Imprimé sur papier et sur tissu pour faire un joli rideau de douche…

Autre élément intéressant : La ville est présentée débarrassée de tout éléments de règles qui ne vient pas perturber la lecture. A cet effet, un livre à part intitulé “règles” présente les stats des PNJ principaux et autres points de règles (D&D5 pardon, Héros et Dragons, et Chroniques oubliées). C’est d’autant mieux que je pense faire jouer avec mes propres règles, plus adaptées à un environnement de survie urbaine.

Je suis en train de dépouiller tous cela, dans l’espoir d’y faire jouer en mode “aventures urbaines” ou bien de l’adapter pour Seeds of War dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. L’idée serait de jouer les dirigeants des provinces du Lac dans leur lutte pour s’émanciper de la Cité Sainte ou bien d’y prendre le pouvoir. Le Roi-Dieu et les Temples seraient donc les adversaires des joueurs… Bon je prévois plusieurs années de préparation…

Pour l’instant je fais juste la liste des lieux (154), personnages (258) et organisations (59) cités dans le fluff. Et j’en suis qu’à la page 128 du premier livre… Courage !

MythExplorer IV : Le seigneur des pinups

Les elfes du seigneur des anneaux avec Galadriel en mode pinup…

Ce kickstarter racoleur des espagnols de RN Estudio mettait en avant quelques sages figurines proxy du seigneur des anneaux pour inciter à prendre en add-on tout un tas de figurines de guerrières assez peu armurées ou aux formes avantageuses. Hélas, ma chair est faible et je suis tombé dans le piège…

Boromir et Gandalf : En vrai ils sont à la même échelle.
Une partie des stretch goals : un meugnon chat à lunette et un elfe tout droit sorti de Final Fantasy…
Last but not least : Les pinups en add-on
De la guerrière, version string en cotte de maille ou version plus armurée
Chiara est une pinup en 75 mm obtenue en stretch goal

Descent : Objectif 100 !

Colosse décharné

Quand je me suis lancé dans la figurine, on m’a conseillé (il se reconnaîtra) de commencer par Descent. “Il y a plein de figurines sympas et des tuiles pour faire les décors de tes donjons. Et puis il y a plein d’extension”. 221 figurines et 43 extensions plus tard, je prends toute l’envergure de ces propos !

Arachyura

Cinq ans plus tard, je viens de terminer de peindre ma 100éme figurine de Descent V2. Une parmi celle que vous voyez à l’écran. Plus que 121…

Géants

Et c’est alors que j’apprends que FFG vient de sortir sa grosse boîte de Descent V3, à un prix frisant l’indécence et avec des figurines à plus grande échelle. Et bien, vous savez quoi ? Ils attendront que j’ai fini la 221éme figurine (et les 5462 autres que j’ai acheté depuis dans diverses gammes) pour me compter parmi les acheteurs. A ce moment là, j’achèterai certainement la V12 de Descent avec des figurines animées en réalité virtuelle…

Vers pestiférés

Ceci dit, c’est un excellent jeu pour initier un petit garçon de 10 ans au jeu de rôle tactique avec figurine. Et la campagne que nous faisons ensemble, où la tablette est le maître du jeu, continue d’égayer certains samedi après-midi.

A gauche : Ariad, à droite : Serena (lieutenant)

Au niveau des figurines, il faut avouer que les monstres sont vraiment sympas et originaux, même si l’échelle (du vrai 28 mm) ne permet pas toujours de rendre bien la peinture notamment sur les héros (comme la Serena ci-dessus). Mais bon, à la distance où elles sont sur la table et compte-tenu de ma presbytie, c’est suffisant. Et hop ! 101 !

Lightbox : Dura Lux, Fiat Lux !

Ma lightbox “maison” terminée et en fonctionnement

Du fait de ce blog, je me suis décidé à passer à un niveau supérieur pour photographier les figurines que je vous montre de temps en temps. Aussi j’avais décidé de faire l’acquisition d’une lightbox du commerce. J’avais donc commandé ce produit Green Stuff World. Et bien tout ce que j’en ai gardé c’est les deux rampes de LED !

Tout commence par une boite à thé ou à biscuit (je me souviens plus) que vous habillez de noir

Ceci dit pour une vingtaine d’euros, l’investissement n’était pas très conséquent. Ce qui ne va pas dans ce produit, c’est la rigidité de la ‘cage’ en plastique qui est trop fin. Remarquez le produit est conçu pour être pliable et tenir dans une petite pochette. Du coup, pour une utilisation en fixe, je le conseille pas.

Puis vous faites de petits supports pour orienter vos bandeaux led

Donc, me voila parti à construire une lightbox maison dans une boite à biscuit à l’aide des deux rampes led récupérées. Le résultat est plutôt probant après plusieurs tests de positionnement des éclairages pour trouver l’optimum. Dorénavant vous aurez des photos de figurines dignes du travail de peinture que je leur fait subir !

Des petits trous pour passer les cables
Premier essai lumière avec une rampe led en arrière et une en avant en partie basse. ..
Premier essai avec rampe led arrière en position haute et rampe avant en position basse. Les ombres ne sont pas naturelles du tout…
Du coup je suis parti sur un portique pour supporter la rampe led avant et éclairer en avant par le haut.
Essai final avec la rampe led avant en position haute. Les ombres sont plus naturelles et le résultat satisfaisant.

Waste Knight : On a cassé l’Australie !

La carte du jeu, avec une grande fracture au milieu de l’Australie…

Nous avons eu le plaisir d’essayer Récemment Waste Knight, un hex-crawler narratif de Marek Mydel et Paweł Szewc publié par Galakta, tous polonais, et pourtant le jeu se déroule en Australie. Bon d’accord, c’est une Australie qui a connu quelques petits problèmes du type fracture du continent, apocalypse mutants et autre joyeusetés.

Quelques véhicules disponibles, dont harry le dromadaire, que les nouveaux joueurs ne manquent pas d’essayer

C’est en effet un jeu post-apocalyptique mélangeant les inspirations Mad-Max et Crocodile Dundee, dont l’ambiance est fort plaisante. Car le point fort de ce jeu n’est pas son originalité, mais le coté narratif très poussé (et malheureusement en anglais) des actions qu’entreprennent les joueurs.

La faune locale, un peu dénaturée avec son diable de Tasmanie électrifié et ses kangourous sanguinaires…

A la manière d’un “This War of Mine” le jeu s’accompagne d’un livret façon livre dont vous êtes le héros dans lequel est décrit chaque évènement survenant sur votre route empoussiérée et jonchée d’ennemis exotiques : mutants, robots, faune zombifiée, marchands récalcitrants, et faux prophète psyker.

Les personnages. Tous bien typés entre Mad Max…

Le jeu est aussi un jeu de survie, dans lequel il faudra compter vos cartouches, vos bandages et vos bidons d’essence qui forment l’essentiel des ressources dont vous aurez besoin, en plus des différents équipements que vous looterez et qui ont tous besoin d’être rafistolés avant de pouvoir être utilisés.

… et Crocodile Dundee !

Aussi, au chapitre des compétences des personnages, outre le combat et le tir, vous trouverez des compétences techniques, de soin, de négociation et de survie qui donneront une couleur différente à chaque personnage. Il y a Johnny et son chien, Alinta, la chamane, Warragul le mercenaire ou le révérend Evans qui ont tous un passé fourni et exotique et une spécialité offrant des choix différents pour résoudre les situations à options multiples.

Car dans Waste Knight, tout ne se résout pas par la force et le dénouement des différents scénarios se termine souvent par un choix moral épineux du style faut-il en sacrifier quelques-uns pour en sauver beaucoup ? Ou en sacrifier beaucoup pour se sauver soi ? Est-ce que mon personnage s’en lave les mains et reprend sa route laissant derrière lui la veuve et l’orphelin qu’il vient de faire ? Ou se précipite-t-il dans le piège tête baissée pour sauver la petite communauté nomade qui lui a offert un refuge ?

Tout le sel du jeu est en effet dans la narration, mais en gardant une tension au niveau de la difficulté qui fait que l’on est toujours sur la corde raide, à courir après les ressources et le compteur de tours souvent limité pour réaliser les objectifs du scénario.

En bref je vous recommande ce jeu qui ne mériterait qu’une chose : qu’un éditeur veuille bien le traduire pour éviter aux autres joueurs les affres de la traduction simultanée des nombreux passages à lire.